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    Poème réalisé avec Lacorys !

     L'apothéose métamorphose 

    L'apothéose métamorphose

    Je regarde mon âme en miettes dans cet opaque miroir.
    Rien ne s'y reflète, est-ce possible d'encore y croire ?
    Un regard autrefois de braise
    S'éteint pour laisser place au malaise.
    La lueur d'espoir est éteinte,
    Submergée par la crainte.
    Une âme rayonnante comme un soleil d'or,
    Changée en une couleur de mort.
    Un teint pire que blafard
    Sous cette épaisse carapace noire,
    Mon auréole se transforme en cornes
    Ma personne devient de plus en plus morne.
    Suis-je encore un ange,
    Après avoir tant bafoué leurs louanges ?
     La douleur transforme mon cœur en une noirceur,
    J'en pleure, je me meurs.
     Mes ailes ont été arrachées, clouées au sol
    J'ai été dépossédée, je ressemble à une folle.
    Le pendentif scellé à mon âme,
    Au reflet maternel doux et calme
    Marquera la fin d'une vie.
    Celle qui ne connaîtra jamais l'infini.


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  • Merci à Lacorys pour la correction! Illustrations by Wlop.

    Ceci est la deuxième version de mon histoire, la première est ici.

    Certaines vérités finissent enterrées à force d'être cachées, mais le passé ne s'oublie pas. Il reste gravé dans nos mémoires. Lorsqu'on creuse, les souvenirs refont surface... 

    C'est au milieu de ces êtres infâmes que je perds mon âme. Au cours du temps mes peines se sont transformées en chaînes. La liberté m'a été prohibée, sous prétexte qu'une divinité l'ait décidé ainsi. C'est en cherchant l'égalité que j'ai payé le prix fort. Je ne voulais qu'un monde sans violence, mais c'était trop demander, j'ai alors été jetée en pâture à des êtres immondes qui sèment la terreur et le trouble dans nos cœurs. J'ai subi l'injustice, tous les pires supplices, j'ai vécu un enfer depuis que ces êtres infâmes se sont immiscés dans mon âme, la corrompant au plus profond de ses strates. Je n'ai rien pu faire, je les ai laissés me tuer à petit feu, cependant, ma conviction est là, ensevelie, prête à éclater. Dans mon esprit règne la disharmonie, mes envies sont la cause de mes insomnies, et ne me laissent aucun répit, je maudis cette vie, pourquoi suis-je encore en vie ? J'ai noué une corde autour de mon cou, puis je me suis mise à genoux, prête à aller jusqu'au bout pour apaiser leur bien-être. C'est fou, qu'ai-je fait ? J'ai contemplé aveuglement mon enterrement. Maman... Aurai-je un avenir ? Je me suis vue mourir, pourquoi le monde est-il contre moi, suis-je aussi immonde que ça ? Je me suis posée cette question : est-ce ma punition ? La vie me punit alors que je n'ai commis aucun délit, est-ce parce que je suis une fille, Maman? 

    J'étais seule, rongée par la solitude, je souhaitais rencontrer des personnes de mon âge, partager des passions, m'ouvrir à eux, mais où que j'aille mon funeste passé me rattrapait. Étant facile à lire, je ne pouvais m'ouvrir aux gens, alors je faisais en sorte de ne rien révéler de ma personne. Je me suis cachée sous une autre apparence; celle de l'insolence, qui m'a conduite droit vers la déchéance. Jusqu'au jour où j'ai rencontré ma Plume, celle qui me comprenait et qui m'écoutait. Celle qui m'a souvent soutenue moralement, et qui a fait qu'aujourd'hui vous puissiez lire mes écrits... Malgré cela je ressentais toujours ce vide en moi. Afin de tenir le coup et faire face à la réalité, j'ai fui dans l'harmonie de la Mélodie, elle m'aide à oublier ce que je vis, ce que je subis, elle me laisse autre chose à voir, c'est ce que je veux. J'ai fait un vœu, que le « do ré mi fa sol la si », cette symphonie qui me donne la force de rester en vie, devienne ma Mélodie. 

    Il est si plaisant d'écouter la symphonie qui s'échappe de cet instrument, le son du piano est si merveilleux, la voix qui l'accompagne est si jolie, elle me réjouit au plus haut point. Elle ensevelit ma vie, redonne un sens à mon existence en lui offrant une touche d'espérance. Si j'en avais la possibilité, je ferais en sorte que chacune de mes journées ressemble à celle-ci, pour que je puisse contempler cette douce harmonie toute ma vie.... 

    Je garde le souvenir du Kursaal, elle était remplie de choristes qui chantaient en chœur, j'étais parmi eux, là, face aux projecteurs, face au public. Je chantais et je rêvais. L'Hallelujah était si magnifique. Je me revois encore là, à la chanter... La chef d'orchestre était vêtue d'une très belle et longue robe, elle était là à nous guider, qui avait tant travailler pour nous faire vivre ce moment. À la fin du spectacle la chorale entière criait son nom en guise de remerciement. Ses efforts auront abouti, j'aimerais bien moi aussi aller sur cette voix... 

    Je trouvai enfin le réconfort qui me manquaient auprès de la Mélodie, ma mère spirituelle. Le piano devint ma passion, ce fut difficile mais avec le temps j'appris à m'exprimer avec la musique... Je n'ai cependant jamais pu composer à cause de mon manque de connaissances et d'expériences. Malheureusement, je n'ai pas pu devenir professeur d'éducation musicale comme je le souhaitais. À la place de cet avenir radieux que j'avais tant désiré j'eus le droit à un terrible destin. J'ai tout d'abord eu un garçon, Naïm, mais il m'a été enlevée par mon abominable mari, puis ma petite fille, Lise, qui a pu vivre loin de lui. Ce petit ange aura le droit, un jour, d'écouter l'histoire de l'origine ce magnifique prénom... J'ai essayé d'être une bonne mère en prenant exemple sur celle qui autre fois avait cru moi.

    Vous m'avez tendue la main si chaleureusement, mais je ne l'ai attrapée qu'à moitié. Afin de protéger le sang-mêlé, par peur de culpabiliser, j'ai du renoncer à mon souhait le plus cher : celui de pouvoir un jour vous appeler "maman".  Ce fut un choix très douloureux que je regrette très amèrement. Cela n'avait de cesse de me hanter nuit et jour... Le soir le cœur figé, il m'arrive de méditer dans l'obscurité, en pensant à vous, et à l'opportunité que j'ai laissée s'envoler... 

    Vous avez tant fait pour moi, vous m'avez donnée la force de rester en vie, avez cru en moi, m'avez apportée ce que je désirais tant étant enfant, à vos côtés j'ai pu trouver le réconfort et le bonheur. Vous m'avez transmise votre passion, elle est devenue mon moyen de d'expression, je vous serais éternellement reconnaissante de m'avoir apportée votre présence, un espoir que je croyais disparu à jamais. Je vous aurais aimé et chéri au plus profond de moi, maman...  

    FIN. 


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  • Merci à Lacorys pour la correction ! Illustrations by Wlop.
    Ceci est la première version de mon histoire, la deuxième est ici. 

    Certaines vérités finissent enterrées à force d'être cachées, mais le passé ne s'oublie pas. Il reste gravé dans nos mémoires. Lorsqu'on creuse, les souvenirs refont surface...

    C'est au milieu de ces êtres infâmes que je perds mon âme. Au cours du temps mes peines se sont transformées en chaînes. J'ai subi l'injustice, tous les pires supplices, j'ai vécu un enfer depuis que ces êtres infâmes se sont immiscés dans mon âme, la corrompant au plus profond de ses strates. Je n'ai rien pu faire, je les ai laissés me tuer à petit feu, cependant, ma conviction est là, ensevelie, prête à éclater. Dans mon esprit règne la disharmonie, mes envies sont la cause de mes insomnies, et ne me laissent aucun répit, je maudis cette vie, pourquoi suis-je encore en vie ? J'ai noué une corde autour de mon cou, puis je me suis mise à genoux, prête à aller jusqu'au bout pour apaiser leur bien-être. C'est fou, qu'ai-je fait ? J'ai contemplé aveuglement mon enterrement. Maman... Aurai-je un avenir ? Je me suis vue mourir, pourquoi le monde est-il contre moi, suis-je aussi immonde que ça? Je me suis posée cette question : est-ce ma punition ? La vie me punit alors que je n'ai commis aucun délit, est-ce parce que je suis une fille, Maman ? Afin de tenir le coup et faire face à mes ennemis, j'ai fui dans l'harmonie de la Mélodie, elle m'aide à oublier ce que je vis, ce que je subis, elle me laisse autre chose à voir, c'est ce que je veux. J'ai fait un vœu, que le « do ré mi fa sol la si », cette symphonie qui me donne la force de rester en vie, devienne ma Mélodie.

    C'est si plaisant d'entendre la symphonie qui s'échappe de cet instrument, le son du piano est si merveilleux, la voix qui l'accompagne est si jolie, elle me réjouit au plus haut point.
    Elle ensevelit ma vie, redonne un sens à mon existence en lui offrant une touche d'espérance.
    Si j'en avais la possibilité, je ferais en sorte que chacune de mes journées ressemble à celle-ci, pour que je puisse contempler cette douce harmonie toute ma vie....
    Je trouvai enfin le bonheur et le réconfort qui me manquaient auprès de la Mélodie, ma mère spirituelle.
    Le piano devint ma passion, ce fut difficile mais au fil du temps j'appris à m'exprimer petit à petit avec la musique.
    Je devins une pianiste réputée pour mes compositions mélancoliques, plus tard, je fus professeure d'éducation musicale comme si je souhaitais honorer une promesse...
    Un jour alors que mes élèves étaient ingérables, perturbés par le mauvais temps, je souris en me rappelant d'une madame, Espérance.
    Je me mis alors au piano face à mes élèves et commençai à jouer et à chanter "À vous dirai-je maman" un poème que j'avais écrit pour cette femme il y a longtemps. Après cela, ils se remirent au travail, le sourire aux lèvres jusqu'à la fin du cours, en contemplant le piano.
    La fin de cette histoire est des plus adorables, j'eus une petite fille nommée Lise, ce petit ange aura le  droit, un jour, d'écouter l'histoire de l'origine ce magnifique prénom...

    FIN.

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  • L'obscurité la plus profonde
     
    J'ai vénéré une divinité,
    Je lui étais d'une loyauté.
    Croyant en un monde de fraternité,
    Je me suis battue pour l'égalité.
     
    Au grand jour, la vérité à éclaté
    Je me suis réveillée pour revenir à la réalité.
    Dotée d'une cruauté, sans aucune pitié
    J'ai cessé de croire en l'humanité.
     
    J'ai été d'une telle naïveté,
    Je les écoutais, ils m'ont hypnotisée.
    En voulant les protéger,
    J'ai payé pour leurs pêchés.
     
    N'ayant plus la force d'avancer,
    J'ai succombé en cessant de rêver.
    J'ai espéré toutes ses années,
    La liberté qui m'a été prohibée.
     
    ---
    Tant de larmes ont coulé, désormais, elles appartiennent au passé.
    J'ai été piégée le sang-mêlé m'a enterrée...

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  • Voici mon premier dessin de mon année 2018!

    >> Version simple originale <<

    Amira du manga Rage of Bahamut Genesis. Il n'est pas encore fini j'ai pensé a certaines modification sur Photofiltre, Par contre si vous avez des critiques n'hésitez pas, personnellement j'aurais aimer dessiner ce personnage a oilpe, le rendue aurais été meilleur de plus l’armure est pas très... Mais bon un peut de pudeur ne fait de mal a personne!


    18 commentaires
  • A vous dirai-je maman

    Dans la vie il n'y a pas pire supplice que d'être ignorée,
    Par la femme qui nous a procréée.
    Je l'ai aimée au plus profond de moi,
    Elle a préféré l'aîné à mon plus grand désarroi.
    L'amour que j'ai tant convoité n'était qu'un nuage de fumée.
    Mon cœur fut consumée.
    Aurais-je fait un pas de travers ?
    Je désirais une mère, j'ai reçu une chimère. 
    Je ne suis pas le centre du monde,
    Mais pourquoi suis-je aussi immonde ?
    J'aurais voulu être au centre de son attention.
    Serait-ce une punition ?

    Submergée par une envahissante jalousie,
    Je touche le fond, les abysses, l'oubli.
    Je médite le cœur figé 
    En contemplant l'obscurité. 
    Est-ce cela le véritable désespoir?
    Ma vie est teintée d'un impénétrable noir.
    Mon enveloppe charnelle désire le sommeil éternel,
    Tandis que mon cœur désire l'amour maternel.

    Je garde confiance en pensant à l'Espérance,
    Croyant en sa clairvoyance.
    Je m'adresse à toi qui m'a tendue la main il y a longtemps,
    Toi qui me la tends maintenant,
    Accepterais-tu le rôle que je te propose
    Celui de d'une mère virtuose.
    J'aurais tant besoin de ça,
    Et que tu me prennes dans tes bras...

    J'ai désactivé les commentaires il n'y a rien a dire sur ce poème.






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