• A vous dirai-je maman

    A vous dirai-je maman

    Dans la vie il n'y a pas pire supplice que d'être ignorée,
    Par la femme qui nous a procréée.
    Je l'ai aimée au plus profond de moi,
    Elle a préféré l'aîné à mon plus grand désarroi.
    L'amour que j'ai tant convoité n'était qu'un nuage de fumée.
    Mon cœur fut consumée.
    Aurais-je fait un pas de travers ?
    Je désirais une mère, j'ai reçu une chimère. 
    Je ne suis pas le centre du monde,
    Mais pourquoi suis-je aussi immonde ?
    J'aurais voulu être au centre de son attention.
    Serait-ce une punition ?

    Submergée par une envahissante jalousie,
    Je touche le fond, les abysses, l'oubli.
    Je médite le cœur figé 
    En contemplant l'obscurité. 
    Est-ce cela le véritable désespoir?
    Ma vie est teintée d'un impénétrable noir.
    Mon enveloppe charnelle désire le sommeil éternel,
    Tandis que mon cœur désire l'amour maternel.

    Je garde confiance en pensant à l'Espérance,
    Croyant en sa clairvoyance.
    Je m'adresse à toi qui m'a tendue la main il y a longtemps,
    Toi qui me la tends maintenant,
    Accepterais-tu le rôle que je te propose
    Celui de d'une mère virtuose.
    J'aurais tant besoin de ça,
    Et que tu me prennes dans tes bras...

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